Dans le cadre de la série d’ateliers et de sessions de renforcement des capacités « African Heritage Sites Facing Climate Change », lancée par la Fondation pour la Sauvegarde du Patrimoine Culturel de Rabat en partenariat avec l’UNESCO, s’est tenu l’Atelier 2 intitulé « Les sites historiques africains : une matrice de résilience et d’adaptation environnementale ».
Cette initiative a rassemblé gestionnaires de sites, mentorés, experts, représentants de la société civile, institutionnels, professionnels du patrimoine culturel et jeunes africains, afin d’explorer les enjeux liés aux impacts des changements climatiques sur le patrimoine africain conformément aux orientations du Document d’orientation sur l’action climatique pour le patrimoine mondial (2023).
Cet atelier a mis en lumière les défis croissants auxquels sont confrontés les sites patrimoniaux africains – érosion, variations climatiques, risques naturels – affectant tant les bâtiments historiques que les paysages culturels et les pratiques immatérielles qui leur sont associées.
Les échanges ont montré que, malgré ces pressions, les sites du patrimoine africain témoignent d’une résilience remarquable, façonnée au fil des siècles par des savoir-faire ancestraux, des pratiques culturelles profondément ancrées et une forte mobilisation communautaire. Les participants ont souligné le rôle essentiel des techniques vernaculaires, notamment l’usage de matériaux locaux tels que la terre crue, la pierre ou le bois, ainsi que l’intégration de systèmes de ventilation et d’isolation passives, illustrant une intelligence écologique ancienne et durable.
L’atelier a également rappelé l’importance du patrimoine immatériel dans la régulation des rapports entre l’homme et son environnement. Rituels, récits, traditions orales et systèmes de gestion collective contribuent non seulement à préserver la mémoire des lieux, mais aussi à adapter les modes de vie face aux transformations climatiques. Ces pratiques, portées par les communautés locales, renforcent l’identité culturelle tout en assurant la transmission intergénérationnelle de savoirs adaptés aux écosystèmes.
Les participants ont mis en avant le rôle central des communautés dans la préservation et l’évolution des sites patrimoniaux, démontrant que la durabilité repose autant sur l’implication sociale que sur les approches techniques.
En revisitant ces expériences, l’atelier a permis d’identifier des modèles inspirants conciliant tradition et innovation, utiles bien au-delà du continent africain. Il a mis en évidence un patrimoine vivant, capable de se renouveler face aux défis du changement climatique tout en continuant de transmettre sa valeur universelle exceptionnelle aux générations futures.





