Tapis de Rabat, tout un art

La Fondation pour la Sauvegarde du Patrimoine Culturel de Rabat propose cette exposition intitulée « Le Tapis de Rabat, tout un art » en partenariat avec le Ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication et la Maison de l’Artisan, dans le cadre des activités parallèles organisées en marge de la 17è session du Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. Cet événement ambitionne de présenter un élément éclatant du patrimoine immatériel de la ville de Rabat, ville hôte de cette session et Bien mondial de l’Unesco qui célèbre ses dix ans en tant que tel.

Le tapis de Rabat est une représentation vivante de l’importance de la transmission pérenne d’un savoir faire, façonné depuis au moins le XVIIIe siècle. La communauté de pratique, composée essentiellement de tisseuses œuvrant dans un espace domestique ou communautaire, déployant leur compétence intellectuelle à travers des gestes manuels qu’elles communiquent génération après génération, faisant évoluer ce tapis vers un luxe ostensible qui en a fait un objet qui s’offre ou s’achète au moment des mariages.

Le tapis de Rabat est apparu au Maroc à la fin du dix-huitième siècle. Associé à la vie citadine, c’est un tapis d’inspiration orientale, notamment par ses bordures en plusieurs bandes qui encadrent un champ central limité par quatre triangles ou écoinçons, et sa décoration en motifs floraux. Néanmoins, ce tapis garde toute son originalité, grâce au gout, à l’habilité et aux savoir-faire locaux des tisserandes marocaines, comme en témoigne le corpus luxuriant des ornements floraux et géométriques d’obédience marocaine, rehaussée par des coloris harmonieux et équilibrés, le tout consolidé par la finesse et la solidité des fils de chaîne, des fils de trame et des points noués.

Le tapis de Rabat, fait aujourd’hui office d’un référent qui exprime une créativité féminine citadine séculaire, qui inspire la culture matérielle de nos jours.

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Dans le cadre de la Semaine de l’UNESCO pour l’éducation culturelle et artistique 2026, la Fondation pour la Sauvegarde du Patrimoine Culturel de Rabat a publié un ouvrage illustré intitulé « 7 chapitres de notre patrimoine musical », réalisé par des écoliers âgés de 8 à 12 ans issus des écoles primaires de Rabat.

Cette initiative a été mise en œuvre dans le cadre du programme éducatif « Je dessine mon patrimoine », qui encourage les enfants à explorer et réinterpréter le patrimoine culturel à travers le dessin, l’observation et l’expression créative.

L’événement a combiné renforcement de capacités des enseignants, formation pédagogique, pratique artistique et éducation au patrimoine, avec un accent particulier sur les expressions musicales marocaines en tant que patrimoine culturel immatériel, vecteurs de mémoire, d’identité et de dialogue interculturel.

Cette initiative a été développée en collaboration avec l’Institut National des Sciences de l’Archéologie et du Patrimoine Musical et Chorégraphique (INSMAC) ainsi que le Conservatoire National de Musique, dont les contributions académiques et artistiques ont permis d’enrichir les dimensions pédagogiques et culturelles de l’atelier. Le programme vise également à créer des passerelles entre différentes disciplines, institutions et champs d’expertise, en fédérant culture, éducation, patrimoine et arts autour d’un cadre commun de transmission, de créativité et de sensibilisation culturelle.

Cette publication réunit des dessins, interprétations et réflexions créatives inspirés du patrimoine musical marocain, notamment autour du Tarab Al Ala, du Malhoun et des traditions Gnawa. Conçue comme une ressource à la fois pédagogique et artistique, elle met en lumière le rôle des enfants comme acteurs de la transmission et de la réinterprétation du patrimoine culturel immatériel. La publication est accessible gratuitement en ligne afin de favoriser l’accès du public à l’éducation culturelle et artistique.

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26 mai 2026